Pourquoi devenir freelance ?

Dans un paysage professionnel en constante évolution, la question du choix entre le salariat et le freelancing se pose de plus en plus. Cet article examine les raisons qui pourraient vous inciter à embrasser le freelancing, en mettant en lumière des aspects tels que la question financière, les avantages et les inconvénients du statut aussi bien en termes de développement professionnel qu’au niveau des conditions de travail.

1. La rémunération du freelance : entre mythe et réalité

Le premier aspect à considérer quand on veut se lancer dans le grand bain du freelancing est évidemment la perspective financière. Ce n’est bien entendu pas le seul critère à juger mais le pognon / le flouz / la thune reste le nerf de la guerre. On pense souvent (à tort ?) que les freelances, avec leur niveau de facturation parfois très élevé, gagnent beaucoup mieux leur vie que les salariés. Il est sans doute temps de déconstruire le mythe. 

Commençons cet article avec une question très simple : combien devez-vous facturer en tant que freelance si vous voulez par exemple conserver votre rémunération et vos avantages de salarié.e ? Examinons le cas de 3 potentiels freelance à différents niveaux de carrière.

Freelancing VS Salariat, étude de cas

Considérons le cas d’un profil junior : Mélanie, 26 ans, développeuse célibataire. En tant que salariée, elle dispose d’une voiture de société citadine et perçoit aujourd’hui un salaire net mensuel de 2 500 EUR (+ Prime de fin d’année et pécule de vacances) avec divers avantages extralégaux tels que le remboursement de ses frais, des chèques-repas, un GSM et un ordinateur portable, une assurance hospitalisation et une assurance de groupe.

Si elle se lance à son compte et qu’elle désire conserver les avantages dont elle disposait en tant que salariée, Mélanie devra facturer 484,59 € HT par jour de travail. Ce montant, on l’appelle le taux journalier moyen (TJM). 

Poursuivons avec un profil medior : Youssef, analyste business de 35 ans. Il est marié et n’a pas d’enfants. En tant qu’employé, son salaire net s’élevait à 3.250 EUR / Mois (+ Prime de fin d’année et pécule de vacances). Il avait également à disposition une voiture de société familiale et les mêmes avantages que ceux de Mélanie dans l’exemple précédent.

Si Youssef opte pour le statut de freelance et que lui aussi souhaite a minima conserver le même salaire et les mêmes avantages, il devra facturer à ses clients un TJM de  641,40 € HT.

Enfin, prenons le cas d’un actif senior, Didier, chef de projet de 50 ans. Il est marié et n’a pas d’enfants. Son salaire net en tant que salarié culmine à 4.125 EUR / Mois (+ Prime de fin d’année et pécule de vacances). Il dispose des mêmes avantages extralégaux des deux précédents profils évoqués plus haut. Mais il dispose en plus d’une voiture de société de luxe.

Si l’on reprend le même raisonnement, Didier devra appliquer un TJM 841,48 € HT à ses clients pour bénéficier des mêmes conditions de travail et de la même rémunération que celle dont il disposait dans le salariat.

Un  simulateur interactif (disponible ici) offre une vue détaillée de la différence de revenus entre le salariat et le freelancing. Il vous aidera à simuler le TJM que vous pouvez facturer en tant que freelancer pour prétendre au niveau de revenus et d’avantages auquel vous aspirez.

Le freelancer, acteur de sa fiscalité

Le deuxième volet à considérer est l’optimisation fiscale, un élément essentiel du freelancing. En choisissant ce statut, les professionnels peuvent mettre en œuvre diverses stratégies pour minimiser leur charge fiscale tout en respectant les lois en vigueur. De l’utilisation efficace des déductions fiscales aux avantages fiscaux spécifiques aux travailleurs indépendants, l’optimisation fiscale dans le freelancing peut offrir des économies substantielles et une meilleure gestion des finances personnelles.

Concrètement, les freelancers ont la possibilité d’être véritablement acteurs de leur fiscalité et de faire des choix qui correspondent à leurs besoins et préférences individuels. Contrairement aux employés traditionnels, les freelancers ont une plus grande liberté de décision en ce qui concerne divers aspects de leur fiscalité.

En tant que freelance, vous êtes plus libre de faire des choix qui vous conviennent, que ce soit en choisissant votre type de véhicule et ses émissions, en déclarant une série de frais tels que le pourcentage de votre habitation déclaré en professionnel et tous les frais qui y sont liés. Ou en gérant à votre manière votre épargne pension. Cette liberté de choix vous permet d’adapter votre situation fiscale à votre situation financière et à vos objectifs personnels, offrant ainsi une plus grande flexibilité et un contrôle accru sur vos finances.

La structuration de son “package” : un autre avantage du freelancing

La liberté dans la structuration du package est une autre caractéristique distinctive du freelancing. Des éléments tels que l’épargne pension, la formation, la gestion de la voiture et du bureau, peuvent être adaptés aux besoins spécifiques de chaque freelance. Cette personnalisation rarement disponible dans le salariat offre une flexibilité financière et professionnelle importante. 

La possibilité de créer un package sur mesure permet aux freelancers de maximiser les avantages qui correspondent le mieux à leurs objectifs personnels, créant ainsi un équilibre intéressant entre travail et vie personnelle.

2.  Plan de développement professionnel

Un des avantages majeurs du freelancing est l’autonomie totale qu’il offre. Cependant, cette liberté s’accompagne de défis particuliers qu’il ne faut pas éluder si vous avez envie de vous lancer à votre compte. 

Oui, l’autonomie totale est un atout incontestable du freelancing. Les freelancers ont le contrôle total de leur emploi du temps et du choix des projets qu’ils entreprennent. Cependant, cette liberté peut être à double tranchant. D’une part, elle offre la possibilité de travailler sur des projets passionnants et de définir son propre rythme. D’autre part, elle demande une discipline et une auto-motivation constantes pour maintenir une progression professionnelle continue.

Parce que la liberté du freelancing signifie également que personne ne sera là pour vous pousser à vous développer professionnellement. Contrairement au salariat, où des structures de soutien peuvent exister, où un budget peut être spécifiquement allouer à la formation des équipes, un freelance doit être son propre moteur de progression, ce qui peut être un défi pour certains. L’absence d’accompagnement et de soutien au niveau de la formation continue impose aux freelancers de cultiver une discipline personnelle. Et d’être acteurs de leur propre formation et de leur développement professionnel. C’est un élément à garder en tête, car un freelance qui n’apprend plus, qui ne se forme plus, perd inévitablement de sa valeur.

Il en est bien évidemment de même pour les consultants employés dans des sociétés de services. L’apprentissage et le développement professionnels sont clés pour rester attractifs sur un marché hyper tendu. Chez bMonkeys par exemple, nous offrons un package formation annuel de 3000 euros à dépenser à la guise du consultant. Aux seules conditions que cela reste cohérent vis-à-vis de sa mission actuelle, de son souhait d’évolution et du besoin du marché.

3. Le freelancing est-il la clef de la liberté ?

La possibilité de choisir ses missions est un élément fondamental du freelancing, offrant une flexibilité rarement trouvée dans le salariat. La liberté de démarrer et d’arrêter des missions à sa convenance est même l’un des avantages majeurs du freelancing (en considérant bien entendu l’existence d’un marché hyper tendu pour tous les consultants, peu importe le statut choisi). Les freelancers peuvent ajuster leur charge de travail en fonction de leurs besoins personnels et professionnels, s’offrant ainsi une souplesse précieuse. 

Cette flexibilité dans le démarrage et l’arrêt des missions permet aux freelancers de mieux équilibrer leur vie professionnelle et personnelle, tout en s’adaptant aux variations du marché.

Le freelancing offre aussi la liberté de jongler en simultané avec plusieurs clients, voire plusieurs activités. La capacité à être multi-business peut ouvrir des portes vers des opportunités diverses et permettre aux freelancers de ne pas mettre tous leurs œufs dans le même panier. Cependant, cela exige également une bonne gestion de son temps et de ses ressources. 

Les freelancers doivent être en mesure de manier les exigences de différents clients et de maintenir des relations professionnelles solides. Mais aussi de gérer efficacement leur charge de travail pour garantir un flux constant de projets.

Chez bMonkeys, les consultants (peu importe leur statut) peuvent, en plus de leur mission, participer au développement de l’entreprise : que ce soit dans la recherche et la sélection de nouveaux talents ou encore en participant à la cocréation et à l’évolution d’offres de service (futures et actuelles)… Toutes ces contributions sont financièrement incentivées en fonction des résultats obtenus, afin que chacun soit récompensé pour l’effort fourni.

Le prix de la liberté

Se diversifier est sans doute la clef. Car il existe un vrai risque associé à la gestion à long terme d’un client unique. S’attacher à un client pendant une période prolongée peut entraîner une perte de valeur en tant que consultant. Sans parler du risque de voir votre seul et unique client vous “lâcher”… Maintenir une diversité de missions pour assurer une carrière à long terme semble alors être une excellente idée.  

La prudence dans la sélection des missions est donc de mise pour éviter la stagnation professionnelle et garantir une constante évolution de vos compétences et des opportunités qui s’offriront à vous !

A la recherche du bon équilibre

Être freelance, c’est aussi avoir davantage de flexibilité dans leur volume de travail. Les options telles que le travail à temps partiel, les pauses carrière, et une gestion plus aisée des vacances permettent aux freelancers de personnaliser leur mode de travail en fonction de leurs besoins personnels et de leur style de vie. 

La possibilité de choisir le volume de travail permet aux freelancers d’adapter leur engagement professionnel aux différentes phases de leur vie, offrant une souplesse précieuse. Là-encore, c’est un avantage non négligeable qui peut être plus difficile à atteindre dans un cadre de travail traditionnel.

Le freelancing est-il fait pour vous ?

En conclusion, devenir freelance offre des avantages financiers et professionnels significatifs. Mais comme tout statut, il a ses propres contraintes, comme nous l’avons vu dans cet article. Votre choix n’est donc pas à prendre à la légère. Il doit être considéré comme une décision réfléchie, validée par un comptable, et alignée sur une vision stratégique à long terme.

Le statut de freelance n’est pas adapté à tous, car il demande des qualités spécifiques telles que la résilience pour faire face aux fluctuations du marché. En pesant soigneusement les avantages et les inconvénients des deux statuts, vous pouvez désormais prendre une décision éclairée et répondre à cette question : le freelancing est-il fait pour moi ?


Chez bMonkeys on ne fait pas de différence entre les statuts (freelance / salarié). L’un comme l’autre n’empêche pas les collaborations long terme et la participation active au développement de notre entreprise.

Avec une compréhension claire des opportunités et des défis qu’il présente, le freelancing peut être une voie enrichissante pour ceux qui sont prêts à relever les défis et à exploiter les opportunités qui se présentent à eux. La clé réside sans doute dans la capacité à exploiter la flexibilité du freelancing tout en maintenant une discipline personnelle et une vision stratégique à long terme.

Paroles de Monkey !